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sept parcelles de Luberon |
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I Couchés en terre de douleur, Mordus des grillons, des enfants, Tombés de soleils vieillissants, Doux fruits de la Brémonde. Dans un bel arbre sans essaim, Vous languissez de communion, Vous éclatez de division, Jeunesse, voyante nuée. Ton naufrage n'a rien laissé Qu'un gouvernail pour notre cœur, Un rocher creux pour notre peur, Ô Buoux, barque maltraitée ! Tels des Mélèzes grandissants, Au-dessus des conjurations, Vous êtes le calque du vent, Mes jours, muraille d'incendie. C'était près. En pays heureux. Élevant sa plainte au délice, Je frottai le trait de ses hanches Contre les ergots de tes branches, Romarin, lande butinée. De mon logis, pierre après pierre, J'endure la démolition. Seul sut l'exacte dimension Le dévot, d'un soir, de la mort. L'hiver se plaisait en Provence Sous le regard gris des Vaudois ; Le bûcher a fondu la neige, L'eau glissa bouillante au torrent. Avec un astre de misère, Le sang à sécher est trop lent. Massif de mes deuils, tu gouvernes : Je n'ai jamais rêvé de toi. II traversée Sur la route qui plonge au loin Ne s'élève plus un cheval. La ravinée dépite un couple ; Puis l'herbe, d'une basse branche, Se donne un toit, et le lui tend. Sous la fleur rose des bruyères Ne sanglote pas le chagrin. Buses, milans, martres, ratiers, Et les funèbres farandoles, Se tiennent aux endroits sauvages. Le seigle trace la frontière Entre la fougère et l'appel. Lâcher un passé négligeable. Que faut-il, La barre du printemps au front, Pour que le nuage s'endorme Sans rouler au bord de nos yeux ? Que manque-t-il, Bonheur d'être et galop éteint, Hache enfoncée entre les deux ? Bats-toi souffrant ! Va-t-en, captif ! La transpiration de bouchers Hypnotise encore Mérindol. René Char (Retour amont) |
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